Pour un système public de
santéSTOPPONS LA
PRIVATISATION!
ATTENDU qu’au cours des dernières décennies,
les coûts des régimes d’assurances collectives, assumés par les
employeurs et/ou les employés, n’ont cessé de croître et risquent
de représenter 16% de la masse salariale des entreprises
québécoises d’ici 2014 (et ce, sans compter les effets de la Loi
34);
ATTENDU que la loi 34 permet aux Cliniques médicales spécialisées
privées (CMS) d’offrir une cinquantaine de chirurgies;
ATTENDU qu’une place plus importante du secteur privé affaiblira le
système public de santé, notamment en drainant du personnel
spécialisé;
ATTENDU que le système public de santé constitue un avantage
concurrentiel important pour les entreprises au Québec;
ATTENDU qu’un élargissement de l’offre de soins et de services de
santé dans le secteur privé augmentera la pression sur les régimes
d’assurances collectives et risque de compliquer grandement les
négociations;
ATTENDU que le Syndicat des Métallos s’oppose à la privatisation
accrue du système de santé et réclame l’adoption de mesures pour
accroître l’efficacité et l’accessibilité du système public;
LE SYNDICAT DES MÉTALLOS DEMANDE À L’ASSEMBLÉE NATIONALE DU QUÉBEC
:
de ne pas étendre la couverture de l’assurance privée pour des
soins et services actuellement assurés par le régime public;
de renoncer à l’application de la loi 34, prévue en mars 2010,
et de ne pas aller de l’avant avec l’élargissement de la gamme des
soins et services de santé dispensés dans le secteur privé;
de s’engager à maintenir et améliorer le régime public de
santé.