Le Fonds humanitaire et
solidarité internationale Responsable : Jean Lapointe
Le Fonds humanitaire a été créé
en 1985 pour aider l’Éthiopie qui était
en proie à une famine. Une clause de convention collective
permettant une retenue à la source de 1 cent de l’heure
travaillée est ainsi négociée avec
l’employeur. Après 16 ans d’existence,
près de 530 sections locales y participent. C’est
80 000 métallos qui contribuent à ce Fonds.
Si on ajoute les fonds versés par l’Agence
canadienne de développement, c’est 1,7 millions
de dollars qui sont générés chaque
année.
Avec le temps, le Fonds s’est transformé en
une agence syndicale de développement international.
Il offre maintenant cinq programmes d’aide interdépendants
:
- il continue toujours à subventionner l’aide
humanitaire aux victimes de catastrophes, mission qui
est à l’origine du Fonds;
- il subventionne les projets de développement
à long terme, ce qui est devenu l’essentiel
de son travail;
- il offre un programme de formation sur les questions
de solidarité internationale;
- parallèlement, il parraine une initiative d’échange
entre travailleurs et travailleuses qui leur permet de
découvrir les projets rendus possibles;
- il a mis au point une politique et un programme de
défense des droits des travailleurs et travailleuses
qui dénoncent les problèmes auxquels font
face nos partenaires du Sud dans leurs pays.
Au niveau local, par exemple, le Fonds consacre des montants
d’argent à la « Maison du père
» et au « Club des petits déjeuners ».
Solidarité internationale
Grâce à ce Fonds qui est devenu un instrument
de solidarité internationale, les Métallos
entretiennent des liens étroits avec des syndicats
et des groupes communautaires de divers pays tels que le
Mexique, le Chili, le Bangladesh, le Guatemala et le Mozambique.
De plus, des liens privilégiés sont entrain
de se tisser avec des partenaires québécois
qui ont, eux aussi, comme but la solidarité internationale.
Le Centre international de solidarité ouvrière
(CISO) en est un. C’est un organisme québécois
à but non lucratif dont la mission est l’éducation
à la solidarité internationale et il œuvre
avec le mouvement syndical et populaire, en collaboration
avec d’autres organismes de solidarité internationale.
Il a pour but de renforcer les liens entre les populations
du Nord et du Sud qui luttent pour le respect de leurs droits,
pour de meilleures conditions de travail et pour l’instauration
d’une société plus juste et démocratique.
Un autre partenaire privilégié est le centre
de solidarité internationale (CSI) du Saguenay-Lac-St-Jean
qui a une mission similaire au CISO.
Plan Nagua de son côté est un partenaire qui
prône le commerce équitable du café.
En brisant l’exploitation, on contribue ainsi à
la solidarité internationale. Pour 1 cent de plus
par tasse de café, on peut aider à briser
la chaîne de dépendance, de la malnutrition,
de l’analphabétisme et de la violence auxquels
sont soumis les paysans producteurs de café dans
les pays du Sud, rien de moins.
Pour tous renseignements,
rejoindre le secrétariat du service de la Solidarité
internationale