Menace de fermeture de l’usine Prysmian à Saint-Jean-sur-Richelieu

"Ça suffit le chantage, l’employeur doit négocier réellement" - Dominic Lemieux, permanent du Syndicat des Métallos

Publié : 26/08/2009

Saint-Jean-sur-Richelieu, 25 août 2009. Le négociateur patronal de Prysmian pour l’Amérique du Nord, Sylvain Dubois, a fait savoir hier aux travailleurs en grève que l’usine fermera d’ici huit semaines à défaut d’une entente. Ajoutant l’insulte à l’injure, ce dernier a fait table rase des avancées effectuées depuis un an à la table de négociation, formulant même de nouvelles demandes de concession. «Ça va faire le chantage. Depuis le début, on a l’impression que M. Dubois n’a jamais voulu négocier. Maintenant, il efface d’un trait tous les rapprochements effectués depuis un an, dont il avait lui-même paraphé le texte», dénonce le permanent des sections locales 7016 et 8428 du Syndicat des Métallos, Dominic Lemieux.Dans une nouvelle proposition déposée hier, l’employeur demande maintenant d’abolir la règle de l’ancienneté lors de l’attribution de postes, de permettre le recours à la sous-traitance pour l’entretien et d’introduire des quarts de travail de 12 heures plutôt que huit. Ces demandes de concession viennent s’ajouter à une longue liste de compressions. «L’employeur essaie de mettre les syndiqués à genoux, après presque cinq mois de grève en envoyant des avis de fermeture à la maison. C’est odieux. Une entente était pourtant à portée de main : il ne restait que quatre articles de convention à régler», fait valoir M. Lemieux. «Il serait temps que la direction internationale de Prysmian envoie quelqu’un d’autre pour négocier. Après ce dernier coup de Jarnac, le directeur des ressources humaines n’a plus de crédibilité ici. L’usine est rentable pour Prysmian et nous sommes convaincus qu’une entente est possible, avec un peu de bonne foi», conclut Dominic Lemieux.