Grave accident de travail chez Sani-Éco à Granby

Publié : 08/08/2018

Granby, le mercredi 8 août 2018 –  Un grave accident de travail est survenu lundi au centre de tri Sani-Éco à Granby. Un travailleur de 23 ans a vu son pied broyé par une excavatrice qui faisait marche arrière. Ce dernier, jeune père de famille, était toujours hospitalisé hier en fin de journée.

Une enquête de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) est en cours, cette dernière ayant été appelée sur les lieux après l’intervention du syndicat. « C’est un accident déplorable et nous espérons que chaque pierre sera retournée pour comprendre comment ça s’est passé et améliorer les mesures de santé et sécurité du travail afin que de tels accidents ne puissent plus se reproduire », fait valoir le coordonnateur des Métallos pour la région de la Montérégie, Denis Trottier.

Rappelons qu’un accident mortel est survenu dans cette même entreprise en 2013; une travailleuse a perdu la vie lorsque son chariot élévateur s’est renversé. Bien qu’il s’agisse de toute évidence d’un milieu de travail dangereux, le centre de tri ne fait pas partie des « secteurs prioritaires » définis dans la réglementation de la Loi sur la santé et la sécurité du travail.

« C’est aberrant qu’en 2018 une entreprise comme un centre de tri ne fasse pas partie des secteurs prioritaires où doivent s’appliquer les mécanismes de prévention prévus par la loi. Le Québec est en retard dans la mise en œuvre de la loi et chaque accident comme ce qu’on a vu est un constat d’échec lamentable », ajoute le coordonnateur des Métallos, Denis Trottier.

Seulement le quart des travailleurs québécois fait partie de secteurs prioritaires où s’appliquent toutes les dispositions de la loi quant à la prévention en milieu de travail. Pourtant, dans la foulée de l’adoption de la loi en 1979, ces dispositions devaient s’appliquer graduellement à l’ensemble des secteurs. Dans les milieux de travail qui sont définis comme des secteurs prioritaires, on désigne un représentant à la prévention (un travailleur), un comité de santé et de sécurité est mis sur pied (avec des représentants des travailleurs) et un programme de santé spécifique à l’établissement ainsi qu’un programme de prévention doivent être élaborés.