Le fédéral a laissé tomber les travailleurs de l’acier et de l’aluminium

Publié : 01/10/2018

Montréal, Toronto, le lundi 1er octobre 2018 – Les dizaines de milliers de familles qui dépendent des industries de l’aluminium et de l’acier et de l’aluminium au Québec et au Canada ont été mis de côté dans la conclusion du nouvel accord de libre-échange avec les États-Unis. Le gouvernement canadien doit corriger le tir rapidement et mettre son pied à terre pour faire lever les sanctions absurdes contre l’acier et l’aluminium canadiens.

« Tout au long des négociations, le gouvernement fédéral a promis de protéger les familles et les communautés qui dépendent des secteurs de l’acier et de l’aluminium. Dans les discours du premier ministre et de ses ministres, jamais au grand jamais leur gouvernement n’accepterait un accord qui causerait du tort aux industries canadiennes de l’acier et de l’aluminium. Voilà maintenant que le gouvernement s’est écrasé en concluant une entente qui échoue à faire lever ces tarifs insensés imposés par Trump en juin dernier», déplore le directeur canadien des Métallos, Ken Neumann.

 « Les libéraux fédéraux ont multiplié les concessions jusqu’à ce que le gouvernement Trump ait obtenu tout ce qu’il voulait. Au passage, ils ont vendu les travailleurs canadiens de l’acier et de l’aluminium. Le Canada doit se montrer ferme. Les tarifs sur l’acier et l’aluminium doivent être levés sans délai », font valoir les directeurs canadien et québécois des Métallos, Ken Neumann et Alain Croteau.

Rappelons que les Métallos du Canada et ceux des États-Unis ont multiplié les appels auprès des gouvernements pour que l’acier et l’aluminium en provenance du Canada soient exclus des tarifs imposés par les États-Unis.

La plupart des observateurs s’attendaient à ce que les sanctions soient levées dans la foulée de la conclusion d’un nouvel accord de libre-échange. « Il semble que les travailleurs des secteurs de l’acier et de l’aluminium ont été sacrifiés par les concessions faites par le gouvernement fédéral pour obtenir cette entente. On est bien loin d’une négociation gagnant-gagnant. Le gouvernement canadien semble plutôt s’être engagé dans une négociation de concessions », poursuit Alain Croteau.  

Ce dernier s’étonne d’ailleurs que l’annonce tombe une fois la campagne électorale terminée, comme si on avait voulu limiter les dégâts électoraux. « Les Québécois ne sont pas dupes et voient bien que les travailleurs et les agriculteurs québécois paient la note », déplore Alain Croteau.