Le lockout chez ABI a fait perdre jusqu'ici
- $ à Hydro-Québec
Tous les Québécois paient pour cela.
Le syndicat veut négocier.
Mais le compteur tourne....

Le lockout chez ABI déborde des frontières du Québec

« Partout où Alcoa est sur la planète, nous irons » - Leo Gerard, président international du Syndicat des Métallos

Publié : 05/04/2019

Vancouver, le vendredi 5 avril 2019 – Lors du Congrès d’orientation du Syndicat des Métallos à Vancouver, les leaders des Métallos de l’Amérique du Nord, du Canada et du Québec ont annoncé une campagne mondiale pour soutenir les lockoutés d’ABI. Présent à Vancouver pour expliquer l’attaque que subissent les travailleurs d’ABI au Québec, le président de la section locale 9700 des Métallos, Clément Masse, s’envole ce soir pour l’Australie pour s’adresser aux délégués du Congrès de l’Australian Workers Union (AWU), le plus grand syndicat australien qui représente des travailleurs de Rio Tinto et Alcoa sur le continent.

« Là où Alcoa a des installations, des fournisseurs, des clients, nous irons. Ça prendra le temps qu’il faut, mais on va leur montrer qu’ils doivent conclure un contrat négocié avec les travailleurs d’ABI », a lancé le président du syndicat international des Métallos, Leo Gerard, à Vancouver.

Déjà hier, le président de la section locale 9700 des Métallos a expliqué aux Métallos de tout le Canada le lockout insensé d’Alcoa et Rio Tinto qui perdure depuis 15 mois à Bécancour. « Alcoa est fermé à toute négociation, ils ne cessent d’ajouter de nouvelles demandes et cherchent à casser notre syndicat. L’appui des syndiqués de partout fait la différence pour résister à cette multinationale », explique Clément Masse.

« La seule façon de gagner ce bras de fer, c’est en montrant à Alcoa qu’on est unis. Nous sommes unis derrière les lockoutés de Bécancour pas juste au Québec, au Canada et aux États-Unis, mais dans le monde! », a indiqué le directeur canadien des Métallos, Ken Neumann.

Le directeur québécois des Métallos, Alain Croteau, a renchéri en confirmant que des lockoutés se rendront également à Pittsburgh le 8 mai prochain pour l’assemblée des actionnaires. « Alcoa pense forcer les lockoutés à rentrer à genou. Ils font un mauvais calcul. C’est mal les connaître et c’est mal connaître les Métallos», a lancé Alain Croteau. 

Les 1030 lockoutés de l’Aluminerie de Bécancour sont à la rue depuis le 11 janvier 2018. Depuis le début du lockout, l’employeur a ajouté plusieurs nouvelles demandes de concession. Le 11 mars dernier, les lockoutés ont rejeté à 82 % une nouvelle offre patronale, moins élevée que celle ayant précédé le lockout. Le Syndicat des Métallos a fait une contre-proposition qui comporte plusieurs compromis et assure l’entreprise d’une flexibilité permettant d’accroître la productivité. Celle-ci a été rejetée du revers de la main lundi dernier par ABI. L’employeur n’a pas formulé de contre-proposition et s’est montré fermé à toute reprise des négociations.