Le lockout chez ABI a fait perdre jusqu'ici
- $ à Hydro-Québec
Tous les Québécois paient pour cela.
Le syndicat veut négocier.
Mais le compteur tourne....

Le lockout est une mauvaise décision financière

Publié : 17/01/2018

Bécancour, le mercredi 17 janvier 2018 –  À l’occasion de la divulgation des résultats financiers du 4e trimestre et de l’année 2017 d’Alcoa, le Syndicat des Métallos interpelle les actionnaires au sujet du lockout décrété le 11 janvier dernier à l’aluminerie de Bécancour.
« Les actionnaires doivent s’interroger sur la décision de déclencher un lockout et de mettre fin aux négociations en déposant une offre finale, alors que celles-ci allaient bon train. Pourquoi provoquer un conflit qui coûtera en bout de ligne davantage que toutes les demandes syndicales. Il y a anguille sous roche. Alcoa aura des réponses à fournir aux investisseurs », croit le président de la section locale 9700 des Métallos, Clément Masse.
Le Syndicat des Métallos s’interroge d’autant plus sur la décision de la direction d’Alcoa lorsqu’on sait que son compétiteur, et incidemment détenteur de 25,1 % des parts de l’aluminerie de Bécancour, pourrait tirer profit du conflit en faisant monter les prix de l’aluminium ainsi que la prime Mid-West. « Rio Tinto a contribué à la décision du lockout et de l’autre côté  pourrait engranger des profits dans ses autres usines. Est-ce qu’Alcoa sort vraiment gagnant de l’aventure, il y a des questions à poser », ajoute Clément Masse.
La direction d’ABI, qui appartient aux deux géants de l’aluminium que sont Alcoa et Rio Tinto, a décrété un lockout dans la nuit du 11 janvier, refusant la main tendue du syndicat pour négocier. Pourtant, le déclenchement du lockout et l’arrêt de deux séries de cuves représentent des coûts importants pour l’employeur, davantage que ce qui était en jeu dans les négociations. Les négociations portaient principalement sur le régime de retraite et le respect de l’ancienneté dans les mouvements de main-d’œuvre.
Le Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, est le syndicat le plus important du secteur privé au Québec. Il regroupe plus de 60 000 travailleurs et travailleuses de tous les secteurs économiques.