Asten Johnson

L’employeur tataouine, les négociations piétinent

Publié : 16/06/2022

Salaberry-de-Valleyfield, le jeudi 16 juin 2022 – Les négociations en vue du renouvellement de la convention collective des 80 salariés de l’usine d’Asten Johnson à Salaberry-de-Valleyfield ne progressent pas. L’inaction de la partie patronale est en cause, dénonce le Syndicat.

Les représentants de ces travailleurs, tous membres de la section locale 1004 du Syndicat des Métallos, ont obtenu un mandat de grève, le 23 avril dernier, dans une assemblée générale au cours de laquelle les offres de l’employeur ont du même coup été rejetées à l’unanimité. Les discussions achoppent principalement sur les questions salariales.

« Malgré le contexte de pénurie de main d’œuvre et d’inflation, Asten Johnson refuse toujours d’ajuster ses dernières offres et de revoir à la hausse les conditions salariales des travailleurs », lance Steve Galibois, représentant syndical du Syndicat des Métallos.

Rappelons que la convention collective est échue depuis février dernier. « À ce stade et à l’approche des vacances, nous n’avons toujours pas de rencontres de négociation prévues au calendrier », affirme Steve Galibois. « Pendant que l’employeur continue de tataouiner, nos membres eux continuent de s’appauvrir. Nous sommes toujours prêts à discuter et invitons l’employeur à montrer les mêmes dispositions et à bonifier ses offres. »

Le Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, est le plus important syndicat du secteur privé au Québec. Il regroupe plus de 60 000 travailleurs et travailleuses de tous les secteurs économiques.