Rattrapage salarial, rétention des travailleurs et francisation

Les métallos de Charl-Pol à Portneuf ratifient un bon contrat

Publié : 29/03/2021

Portneuf, le lundi 29 mars 2021 – Les 89 métallos de l’usine Charl-Pol de Portneuf, spécialisés dans l’entretien et la réparation de cuves de fabrication d’aluminium, ont ratifié un nouveau contrat de travail de 5 ans qui permet un important rattrapage salarial pour les travailleurs expérimentés. La convention comprend également la création d’un comité de francisation et un soutien pour les travailleurs qui ne maîtrisent pas le français.

 

Les salaires seront haussés de 9 % durant les 5 ans du contrat de travail. De plus, des augmentations spécifiques sont ajoutées pour les travailleurs plus expérimentés avec la création de trois nouveaux échelons salariaux après 10, 15 et 20 ans d’ancienneté. Au total, une personne ayant plus de 20 ans d’ancienneté verra son salaire haussé de 1,85 $ avec l’entrée en vigueur du contrat. Le calcul du temps supplémentaire devient aussi beaucoup plus avantageux, puisqu’il pourra être comptabilisé après une journée normale de travail plutôt qu’uniquement après 40 heures dans une semaine.

 

« C’est une excellente négociation. On a réussi à faire reconnaître à l’employeur l’importance de garder ses travailleurs expérimentés en créant des échelons supérieurs. Le calcul du temps supplémentaire après une journée normale de travail constitue lui aussi un gain très significatif », fait valoir le vice-président de la section locale 9599, Dave Turcotte.

Plusieurs primes sont également haussées, notamment pour le quart de soir et le travail sur des chantiers. La contribution de l’employeur au REER des travailleurs est par ailleurs haussée. Des journées de congé en cas de décès et des congés sociaux sont aussi ajoutés, ainsi qu’une journée de maladie supplémentaire.

Dans cette usine, où plusieurs travailleurs sont issus de l’immigration, un comité de francisation sera   mis sur pied et son fonctionnement a été enchâssé dans la convention collective. « Tous les travailleurs qui auront besoin de rencontrer l’employeur et qui ne maîtrisent pas le français pourront se faire aider par un traducteur, payé par la compagnie. On souhaite travailler pour mieux défendre tous nos membres, y compris pendant la période où ils apprennent le français. Le comité de francisation réfléchira d’ailleurs à des moyens de faciliter cet apprentissage essentiel pour nos membres », souligne le représentant syndical Luc Laberge.

Le Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, est le plus important syndicat du secteur privé au Québec. Il regroupe plus de 60 000 travailleurs et travailleuses de tous les secteurs économiques.