Annonce de nouvelles grèves des traversiers

Les Métallos dénoncent l’immobilisme de Québec

Publié : 27/08/2021

Après deux séances de conciliation de plus de 20 heures durant lesquelles les représentants syndicaux se sont butés aux refus de la Société des traversiers du Québec (STQ), à son silence sur les enjeux principaux et à de longues attentes, le Syndicat des Métallos annonce de nouveaux moyens de pression.

Pourtant, le Syndicat avait accepté la semaine dernière de surseoir aux grèves des officiers mécaniciens et de navigation des traverses de Tadoussac, Sorel, Québec, Matane et L’Isle-aux-Coudres pour donner une chance à la négociation. « Malgré qu’il ne s’était pas assis à la table de négociation depuis plus de huit mois, l’employeur refuse toujours d’avoir une discussion raisonnée sur les aspects monétaires », explique le représentant syndical, Luc Laberge. « C’est cet immobilisme de Québec qui cause des grèves et prend la population du Québec ainsi que les entrepreneurs de nos régions en otage. »

Le Syndicat s’explique mal cette lenteur patronale à discuter des enjeux monétaires alors même que la STQ dépense 3,3 M$ auprès d’agences de placement de personnel pour des travailleurs temporaires. « Au bout du compte, le recours à ces agences coûte à Québec beaucoup plus cher que de mieux payer ses propres employés », ajoute Luc Laberge. « La STQ doit respecter ses travailleurs et leur donner un meilleur salaire. »

Dans ces circonstances, le Syndicat des Métallos annonce deux nouvelles journées de grève des officiers mécaniciens et de navigation des traverses de Tadoussac, Sorel, Québec, Matane et L’Isle-aux-Coudres du 3 septembre prochain à 6 h au 5 septembre à 5 h 59. L’avis de grève, déjà validé par le Tribunal administratif du travail (TAT), lui a été transmis le 23 août dernier.

Rappelons qu’avant ces deux rencontres de conciliation, ces travailleurs membres de la section locale 9599 des  Métallos n’avaient eu droit à aucune rencontre avec la partie patronale depuis le 15 décembre 2020. Ceux-ci sont sans contrat de travail depuis le 20 avril 2020. Leur taux horaire est de 8 à 10 $ de moins que des officiers effectuant un travail semblable au Québec.