Attitude mesquine de la direction locale

Tim Hortons de Sept-Îles: Les Métallos invitent la direction locale à agir de façon plus responsable

Publié : 07/08/2018

Sept-Îles, le mardi le 7 août 2018 –  La direction locale des Tim Hortons de Sept-Îles fait preuve d’une attitude revancharde envers ses employées syndiquées, déplore le Syndicat des Métallos. Celui-ci invite la direction locale à cesser les mesquineries et à se ressaisir pour établir des relations de travail harmonieuses.

Après l’entrée en vigueur de la première convention collective décrétée par un arbitre, la direction locale des Tim Hortons de Sept-Îles a coupé les temps de pause du matin et de l’après-midi aux travailleuses, sous prétexte qu’ils n’étaient pas inscrits dans la convention. Pourtant, il s’agissait d’une pratique établie de longue date, d’un droit acquis. En outre, les travailleuses qui exécutent des horaires de travail brisés (un court quart de travail en début de journée et un autre plus tard) ne pourront plus manger leur lunch sur place.

« Ces changements dans les conditions de travail témoignent d’une attitude mesquine. Ce n’est pas digne d’un entrepreneur responsable et respectueux des travailleuses et travailleurs», fait valoir le coordonnateur des Métallos pour la Côte-Nord, Nicolas Lapierre.

Il souligne l’importance pour un employeur de reconnaître la volonté des employés de se syndiquer. « Un bon employeur, responsable, prend acte de la volonté des travailleurs et travailleuses d’être représentés par un syndicat. Plutôt que d’adopter une attitude vengeresse pour les punir, un bon citoyen corporatif cherche à travailler de concert avec le syndicat pour développer un climat de travail harmonieux. Nous invitons la direction locale des Tim Hortons de Sept-Îles à faire preuve de bonne foi et d’un esprit de collaboration avec le syndicat en place. Cela devrait commencer par  une restauration des droits acquis, dont les pauses et l’autorisation de rester sur place entre deux quarts de travail », poursuit Nicolas Lapierre.