Syndicalisation de l’usine Grande-Baie

Les Métallos se retirent temporairement pour laisser une chance à Unifor

Publié : 01/11/2018

Saguenay, le jeudi 1er novembre 2018 – D’un commun accord avec les travailleurs de l’usine Grande-Baie sympathisants métallos, le Syndicat des Métallos annonce qu’il se retire temporairement de la campagne de syndicalisation de cette usine et invite les travailleurs à adhérer au syndicat Unifor.

En se retirant temporairement de la campagne de syndicalisation, les Métallos souhaitent maximiser les chances que les travailleurs de l’usine Grande-Baie puissent être enfin représentés par un syndicat.

« L’important, c’est que ces travailleurs et travailleuses puissent se syndiquer, protéger leur emploi, leurs conditions de travail et leur retraite. En lançant cet appel, on donne une chance à Unifor de recruter une majorité des travailleurs de cette usine. Ce repli sera néanmoins temporaire et les Métallos seront à nouveau sur les rangs si Unifor échoue à obtenir une majorité de cartes d’adhésion après un certain temps », explique l’adjoint au directeur québécois des Métallos, Dominic Lemieux.

Rappelons qu’Unifor a obtenu le 19 octobre dernier une accréditation pour représenter les 80 salariés d’entretien de l’usine plutôt que l’ensemble des travailleurs. « Nous avions pris l’engagement avec les sympathisants métallos à l’intérieur de l’usine que nous syndiquerions l’ensemble des salariés et non seulement un petit groupe. Cela dit, maintenant que c’est fait, nous allons être beau joueur et donner une chance à une vraie syndicalisation de l’ensemble des travailleurs », fait valoir le président de la section locale 9490 des Métallos représentant les travailleurs de l’usine Alma, Alexandre Fréchette.

Ce dernier insiste sur l’importance d’une représentation syndicale pour faire face à la multinationale. « Rio Tinto est toujours plus gourmande. La compagnie a déjà grugé dans les conditions de travail à Grande-Baie et peut à tout moment aller plus loin. Un syndicat est essentiel pour protéger les travailleurs de cette multinationale », poursuit Alexandre Fréchette.