Les Métallos sur la colline du Parlement

Il faut mieux protéger les retraites et les assurances en cas de faillite

Publié : 29/10/2018

Ottawa, lundi le 29 octobre 2018 –  Une trentaine de métallos provenant du Québec et du Canada sont sur la colline du Parlement à partir d’aujourd’hui jusqu’au 8 novembre prochain pour rencontrer des députés de toutes les allégeances. Ils les inviteront à appuyer les deux projets de lois d’intérêt privé visant à mieux protéger les retraites et les prestations de santé en cas de retraite, qui devraient être débattus au cours des prochains mois à la Chambre des communes.

« Ça n’a aucun sens que les banques et autres institutions financières passent avant des hommes et des femmes à qui on s’est engagé à verser au moment de leurs vieux jours des retraites et parfois aussi des bénéfices de santé. Les travailleurs et les retraités doivent être considérés comme des créanciers privilégiés en cas de faillite. Les politiciens peuvent faire une différence fondamentale dans la vie de gens qui se sentent trahis aujourd’hui à cause de la faillite d’une entreprise. C’est un enjeu où il est possible de changer des vies, aujourd’hui et pour l’avenir », explique le coordonnateur des Métallos pour la Côte-Nord, Nicolas Lapierre, responsable de la délégation des métallos du Québec.

Deux projets de loi d’intérêt privé qui vont en ce sens sont présentement sur la table, amenés  respectivement par la députée bloquiste de Manicouagan, Marilène Gill, et le député néodémocrate de Hamilton Mountain, Scott Duvall. Les deux projets de loi proposent des modifications à la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies et à la Loi sur les faillites et l’insolvabilité.

Lorsque survient une faillite, des retraités voient trop souvent leur vie basculer, puisque les régimes de retraite n’obtiennent que des miettes, voire rien du tout. « Des gens qui ont travaillé toute leur vie, contre un engagement de l’employeur d’avoir une retraite et parfois une assurance pour leurs vieux jours, se retrouvent abandonnés au moment de la faillite d’une entreprise. Plusieurs doivent faire des  choix déchirants entre payer l’épicerie ou les médicaments. C’est indécent. Les députés ont la possibilité de changer ça, nous leur demandons d’assumer leurs responsabilités », ajoute Nicolas Lapierre.