Faillite de Cliffs Natural Resources

Les retraités et anciens travailleurs de Cliffs au Québec sauvent en partie la mise

Publié : 26/02/2019

Sept-Îles, le mardi 26 février 2019 – Le décompte final est enfin connu du côté québécois pour les retraités de Cliffs, leurs conjointes survivantes ainsi que les anciens travailleurs de la minière. Plutôt que les 21 % anticipés, les retraités verront leur rente amputée en moyenne de 8,5 %, tandis que les anciens travailleurs verront la valeur actuarielle de leur régime de retraite réduite de 10 %. De plus, les retraités ont eu droit à un montant forfaitaire de 10,9 millions pour compenser la perte du régime d’assurance.

« Cela vient clore la saga de la faillite de Cliffs. Le régime de retraite est ainsi fermé. Grâce à l’intervention des Métallos, les retraités, leurs conjointes et conjoints et les anciens travailleurs ont pu tirer leur épingle du jeu beaucoup mieux que ce qui se présentait à l’origine. C’est la preuve que les Métallos sont efficaces lorsque vient le temps de sécuriser les acquis des travailleurs, comme le régime de retraite et les assurances, et ce, même jusqu’après leur vie de travail », fait valoir le coordonnateur des Métallos pour la Côte-Nord, Nicolas Lapierre.

En effet, grâce au règlement obtenu au printemps dernier avec le concours du Syndicat des Métallos qui a permis de renflouer la caisse de retraite de 18 millions, le solde de fermeture du régime de retraite de Cliffs Natural Resources s’avère beaucoup moins négatif que ce qui était prévu initialement. Dans les dernières semaines, les retraités ou conjointes survivantes ont pu acheter une rente de retraite auprès d’une compagnie d’assurance ou de Retraite Québec.

Par ailleurs, des chèques parviendront aux retraités et conjointes survivantes sous peu, d’un montant forfaitaire équivalent à la différence entre la coupure initiale de 21 % et la coupure réelle, entre le 1er mars 2016 et maintenant.

Si le dossier des anciens de Cliffs se termine sur ce bilan, l’action des Métallos va néanmoins se poursuivre à Ottawa pour faire changer les lois afin de mieux protéger les retraites et les assurances des travailleurs et des retraités en cas de faillite, notamment avec une modification à la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies. « Nous retournerons sur la colline du Parlement (Ottawa) ce printemps pour rencontrer des députés des différents partis. Ce qu’ont vécu les gens de Cliffs ou encore de Sears ne doit plus se reproduire. Ottawa a les moyens de changer la donne et on entend bien les convaincre de le faire avant les élections fédérales », conclut Nicolas Lapierre.