Les syndiqués de Sural consentent à des réaménagements dans leur convention

Publié : 24/08/2019

Bécancour, le samedi 24 août 2019 – Réunis en assemblée générale hier soir, les syndiqués de Sural à Bécancour ont consenti, dans une proportion de 93,2 %, à des réaménagements dans leur convention collective afin de paver la voie à une relance de l’usine.

L’usine de fabrication de tiges d’aluminium est fermée depuis février dernier, lorsque Sural s’est placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies. En acceptant de revoir les termes de leur convention collective, la soixantaine de syndiqués remplissent une condition pour le rachat de l’usine bécancouroise par la compagnie Alubar, une transaction qui devra être entérinée par un juge.

Le 11 août dernier, les syndiqués avaient refusé dans une proportion de 94 % une proposition précédente formulée par Alubar. « Il y a eu des avancées en négociations depuis cette première proposition. On a accepté de faire certains réaménagements dans le régime de retraite. Mais l’essentiel de la convention collective est préservé », explique le président de l’unité syndicale membre de la section locale 9700, Sylvain Amyot.

Cette entente devrait permettre la relance de l’usine dans un proche avenir. « Il faut apprendre à s’apprivoiser, à travailler ensemble, l’employeur et nous. Nous avons bon espoir qu’Alubar ne se contente pas de relancer l’usine, mais qu’elle y fasse des investissements conséquents », espère l’adjoint au directeur québécois, Dominic Lemieux.

L’entente conclue hier et la perspective d’un rachat par Alubar concernent uniquement l’usine de Bécancour. Celle de Victoriaville, également fermée en février,  n’avait pas les mêmes créanciers. « On va continuer de travailler sur le dossier pour essayer de relancer aussi l’usine de Victoriaville », explique Dominic Lemieux.