BCIA dans la tourmente

Les travailleurs en ont assez de se faire niaiser

Publié : 08/05/2010

Montréal, le 7 mai 2010 – Les 800 agents de sécurité à l’emploi de BCIA n’ont toujours pas été payés, contrairement à l’engagement formel de l’employeur pris mardi dernier. Encore aujourd’hui, l’employeur prétend qu’il ne peut réussir à faire viser les chèques promis. Depuis que les chèques de paie ont rebondi le 23 avril, les agents voguent de promesse en promesse, sans jamais voir la couleur de leur argent.

La compagnie BCIA, qui défraie la manchette en raison notamment de ses liens avec l’ex-ministre Tony Tomassi, doit cinq semaines de paie à ses employés, c’est sans compter les vacances accumulées. «Depuis deux semaines, les agents se présentent au travail sans être payés, par sens du devoir, conscients que le jour où ils n’y seront plus, la compagnie perdra ses contrats. Mais il y a des limites à se faire niaiser», fait valoir le représentant des Métallos, Dominic Lemieux.

Voici quelques reportages sur le sujet:
- le reportage de TVA
- celui de Radio-Canada
- article dans La Pressesuite du communiqué Si la compagnie fait faillite, les travailleurs se feront rembourser seulement 3100 $ de ce que la compagnie leur doit. Mais plusieurs pourraient perdre des milliers de dollars dans ce drame. Le Syndicat des Métallos réclame d’ailleurs depuis plusieurs années du fédéral que les travailleurs soient considérés comme des créanciers prioritaires lors de faillites. «D’ici là, les comptes en banque de nos membres sont à sec, l’épicerie se paie à crédit et ils ont peur d’ouvrir leur boîte aux lettres parce que les comptes à payer s’accumulent. On a beaucoup parlé des millions de dollars que l’État risque de perdre sur ses investissements, mais c’est une goutte d’eau dans le budget du gouvernement comparé à ce que représente la paie des agents de sécurité», déplore Dominic Lemieux. On estime que BCIA doit quelque 2 millions à ses travailleurs. Le Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, est le plus important syndicat du secteur privé au Québec. Il représente notamment 12 000 agents de sécurité.