Nouveau rejet des offres chez IOC à Sept-Îles

Les négociations achoppent sur les aspects monétaires

Publié : 29/03/2018

Sept-Îles, jeudi le 29 mars 2018 –  Les syndiqués affectés à la voie ferrée et aux activités portuaires chez IOC à Sept-Îles ont rejeté dans une proportion de 98 % les dernières offres de l’employeur. Ils n’ont toutefois pas le droit de grève (et l’employeur celui de lockout) avant le 10 avril prochain en vertu de la législation fédérale.

Les négociations achoppent principalement sur les aspects monétaires du contrat, dont les montants prévus pour le régime de retraite à prestations déterminées. « Chaque dollar investi dans le régime de retraite et dans les salaires, c’est un dollar qui reste dans la région, qui est dépensé ici pour des biens de première nécessité. Toute l’économie régionale en profite. On souhaite que les travailleurs et les retraités actuels et futurs puissent continuer à bien vivre ici », fait valoir le président de la section locale 9344 chez IOC à Sept-Îles, Eddy Wright, qui représente 305 syndiqués affectés à la voie ferrée et aux activités portuaires.

Les 1300 confrères du Labrador, qui travaillent à la mine, ont quant à eux déclenché une grève dans la nuit du 26 mars. « Nous ne pouvons en faire autant puisque nous aurons le droit de grève seulement le 10 avril. Nous souhaitons toutefois que les négociations soient fructueuses d’ici là, autant pour les métallos de Sept-Îles que pour ceux de Labrador City », fait valoir le représentant syndical Dany Maltais.  

Des membres de l’exécutif de la section locale 9344 se rendront d’ailleurs demain à Labrador City pour appuyer leurs confrères en grève et leur remettre un chèque de 25 000 $. « C’est un message d’appui à nos confrères et d’unité que nous souhaitons envoyer à l’employeur », fait valoir Eddy Wright.

Le Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, est le syndicat le plus important du secteur privé au Québec. Il regroupe plus de 60 000 travailleurs et travailleuses de tous les secteurs économiques.