Pour une riposte structurante aux tarifs américains sur l’aluminium

La meilleure réponse c’est de devenir encore meilleur!

Publié : 20/08/2020

Montréal, le jeudi 20 août 2020 – La meilleure façon de riposter aux tarifs américains sur  l’aluminium, c’est de se servir des fonds recueillis dans le cadre des contre-mesures pour mieux positionner l’industrie pour l’avenir. Ça passe par la modernisation des usines existantes, l’augmentation de la capacité de production et l’accroissement de la transformation du métal gris ici. Voilà le message livré par le Syndicat des Métallos alors que s’amorcent les consultations du gouvernement du Canada quant à la riposte à donner aux tarifs américains.

Ottawa consulte jusqu’au 6 septembre prochain les parties prenantes au sujet des contre-mesures en  réponse aux tarifs américains. « En investissant dans l’avenir, en créant des emplois ici et en assurant leur avenir on peut espérer sortir du positif de la crise actuelle. L’idée n’est pas de faire un chèque en blanc aux multinationales de l’aluminium. Mais d’investir pour développer davantage l’aluminium ici et s’assurer qu’il y ait de vraies retombées pour nos régions. Le secteur de l’aluminium québécois est déjà performant, parmi les plus verts au monde. Mais pour que les emplois se maintiennent et se développent, il faut investir maintenant pour demeurer à la fine pointe », fait valoir le représentant syndical du secteur des alumineries au Syndicat des Métallos, Alexandre Fréchette.

Les Métallos saluent l’annonce gouvernementale d’hier d’investir un peu moins de 5 millions dans un système de traçabilité de l’aluminium, sorte de « hors-d’œuvre » pour faire patienter jusqu’aux annonces de septembre sur la riposte officielle. « Le vrai test, sera en septembre. On pourra mesurer l’engagement du gouvernement à investir dans l’avenir du secteur de l’aluminium », ajoute Alexandre Fréchette.

Le Syndicat des Métallos représente des milliers de travailleurs au Québec dans le domaine de l’aluminium. « On constate ces dernières années que plusieurs projets d’investissement ont été mis sur la glace par les alumineries, notamment en raison de l’incertitude du litige commercial avec les États-Unis. Les gouvernements doivent aider à sécuriser et créer des emplois dans ce secteur. Ottawa doit saisir l’occasion pour donner une impulsion », font valoir en cœur le président de la section locale 9490 des Métallos à l’usine Alma, Sylvain Maltais, et le président de la section locale 9700 des Métallos à l’Aluminerie de Bécancour, Éric Drolet.

Le Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, est le plus important syndicat du secteur privé au Québec. Il regroupe plus de 60 000 travailleurs et travailleuses de tous les secteurs économiques.