Précision : le congédiement de Tom Harding est annulé, mais il ne sera pas réintégré

Publié : 22/01/2019

Montréal, le mardi 22 janvier 2019 – Une erreur d’interprétation s’est glissée dans la plupart des reportages des dernières heures sur la décision arbitrale au sujet de la sanction imposée à Tom Harding par le Central Maine & Quebec Railway (CMQR). L’arbitre a bel et bien annulé son congédiement par la compagnie, puisqu’elle contrevenait aux dispositions de la convention collective. Il n’a toutefois pas ordonné la réintégration de M. Harding dans ses fonctions.

Ainsi, les parties devront maintenant négocier un montant pour dédommager M. Harding et  à  défaut  d’une entente, un arbitre pourra se pencher sur le dossier pour déterminer un montant juste.

Dans la décision du Bureau d’arbitrage des chemins de fer du Canada on peut lire que « étant donné les circonstances du dossier, l’arbitre a décidé d’accorder une compensation monétaire à M. Harding plutôt que d’ordonner sa réintégration ».

Rappelons que M. Harding a été trouvé non coupable de négligence criminelle par les tribunaux en janvier 2018. Lors de son retour au travail, à la suite d’un arrêt de travail pour des raisons de santé, M. Harding a été congédié dans une lettre. Aucune enquête préalable n’avait été effectuée, comme le prévoyait la convention collective. Le Syndicat des Métallos a déposé un grief, qualifiant le traitement dont a été victime M. Harding de « cruel et excessif », ce dernier n’ayant pas eu l’occasion de se faire entendre.

Le Syndicat des Métallos ne commentera pas le dossier au-delà de ces précisions, comme il fait toujours l’objet de discussions entre les parties et qu’un arbitre pourrait toujours être appelé à trancher quant au dédommagement devant être accordé à M. Harding.