Solidarité syndicale au sujet de l’ACEUM

Le mécanisme de réponse rapide pour la protection des droits des travailleur.euse.s doit être maintenu et renforcé

Publié : 20/02/2026

Des syndicalistes du Québec, du Canada, des États-Unis ainsi que du Mexique se sont réunis au cours des derniers jours à Benito Juárez au Mexique afin d’échanger sur les droits du travail, à la veille des pourparlers sur la révision de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) sur le libre-échange.

D’une seule voix, ils demandent « un siège à la table des discussions » sur la révision de l’ACEUM pour que les intérêts des travailleur.euse.s soient pris en compte, et ce, alors que les syndicats ont été tenus à l’écart de la mission commerciale du gouvernement canadien au Mexique.

Au terme de la semaine, les représentant.e.s de syndicats des trois pays ont tenu une conférence de presse commune le vendredu 20 février pour demander le maintien et le renforcement du mécanisme de réponse rapide de l'ACEUM qui vise à assurer la liberté syndicale et de négociation collective pour les travailleur.euse.s du Mexique.

Ce mécanisme introduit dans l'ACEUM, sous l'impulsion des Métallos et de Los Mineros, permet de se pencher rapidement sur une violation du droit à la négociation collective et de la liberté syndicale. « Les droits des travailleur.euse.s ne doivent pas juste exister sur papier, ils doivent pouvoir être mis en vigueur. Quand les droits des travailleur.euse.s sont respectés au Mexique, ça élève les standards pour tous et toutes et aide à empêcher un nivellement vers le bas », a plaidé l’adjoint au directeur du District 6 des Métallos (Ontario et Provinces maritimes), Charlie Scibetta.

« Il y a eu des avancées significatives dans les droits des travailleur.euse.s, surtout avec le mécanisme de réponse rapide. C’est important et ça doit être renforcé. Des milliers de travailleurs en ont bénéficié, mais il reste encore des millions de travailleur.euse.s au Mexique qui n’ont pas accès aux droits syndicaux ou n’ont pas l’opportunité d’exercer leurs droits », a renchéri le directeur des affaires internationales au Syndicat des Métallos, Ben Davis.

La responsable des affaires politiques du syndicat mexicain Los Mineros, Imelda Jimenez a insisté sur l’importance de veiller à ce que les droits puissent être bel et bien exercés, qu’il y ait des inspecteurs du travail, et davantage de transparence et de suivi lorsqu’une plainte est déposée pour faire respecter les droits des travailleur.euse.s.

Des Métallos du Québec, du Canada et des États-Unis, ainsi que des représentants de l’Association internationale des Machinistes, y sont, aux côtés de syndicalistes de Los Mineros, du Frente Autentico de los trabajadores (FAT) et de la Ligua sindical obrera de Mexico. Du Québec, le président de la section locale 6586 chez ArcelorMittal à l’usine de Contrecoeur Est, Jason Braconnier, ainsi que celui de la SL 6839, Pierre Piedalue, chez Infasco à Marieville, ont participé aux échanges.