Un premier contrat de travail à la Buanderie Blanchelle

Publié : 29/01/2019

Saint-Jean-sur-Richelieu, le mardi 29 janvier 2019 – Les travailleuses et travailleurs de  la  Buanderie Blanchelle ont ratifié dimanche dernier leur premier contrat de travail dans une proportion de 95 %. Les 146 travailleuses et travailleurs de cette buanderie commerciale spécialisée dans le lavage pour des institutions de santé ont réussi à se syndiquer en mai 2018 et sont membres de la section locale 9414 des Métallos.

Le contrat de 3 ans vient améliorer substantiellement leurs conditions de travail. « Il arrivait fréquemment que ces travailleuses et travailleurs étaient obligés de rester en soirée pour faire du temps supplémentaire. C’était éreintant et surtout difficile pour la conciliation travail-famille. Ce contrat établit une procédure de temps supplémentaire équitable pour limiter le recours au temps supplémentaire obligatoire et veiller à ce qu’elle respecte l’ancienneté », explique le représentant syndical Claude Langlois. L’employeur devra faire appel dans un premier temps au personnel en disponibilité, aux volontaires et s’il doit tout de même exiger du temps supplémentaire, le demandera d’abord aux plus récents dans la liste d’ancienneté.

De plus, les heures effectuées en surplus des heures régulières seront automatiquement payées en surtemps, de même que celles qui excèdent la semaine normale de travail de 40 heures. Les augmentations salariales totaliseront 8,3 % sur 3 ans et plusieurs primes sont mises en place. Deux congés mobiles s’ajouteront en cours de convention et la banque d’heures de congés maladie sera désormais inscrite dans le contrat de travail. Une retraite progressive est désormais prévue dans la convention collective.

L’employeur et le syndicat ont par ailleurs convenu de mettre sur pied un comité paritaire de santé et sécurité du travail. « C’est une avancée importante. Le travail est très physique. On aura l’occasion de réfléchir ensemble sur les procédés pour éviter les accidents de travail. C’est bon à la fois pour les syndiqués, qui devraient voir diminuer les blessures, et pour l’employeur », fait valoir Claude Langlois.